Bienvenu dans le monde merveilleux de la musique...

Bienvenu dans le monde merveilleux de la musique...
Qui ne s'est jamais émerveillé à l'écoute du Canon de Pachelbel, interprété par un orchestre symphonique ? Quel sans-coeur n'a pas retenu quelques larmes en entendant la bande son de Titanic ou celle d'une autre réalisation semblable ? Quel homme peut se retenir d'applaudir à en saigner (c'est un peu romancé, mais c'est pour faire vendre ;), c'est du marketing tout ça), le solo nerveux d'un guitariste de talent ? Il faut s'y résoudre, la musique et au coeur de notre vie de tous les jours, parfois d'ailleurs la seule amie avec qui se retrouver le soir, avant de dormir... Allez, trêve de parlote et de sentiments, on se motive et on s'y met. Le skyblog qui suit ne traitera pas des potins du moment ou des conquêtes de cet été, mais de la musique sous toutes ses formes. En effet ce skyblog vise à lui rendre hommage, mais aussi à l'analyser, la critiquer, et probablement la jouer (qui sait ?). Les articles suivants sont organisés en plusieurs thèmes et leur alternance plus que douteuse verra se mélanger les biographies de mes groupes favoris, des critiques d'albums variés, des photos et quelques tablatures ici et là... Bonne visite :)
# Posté le mardi 08 août 2006 09:23
Modifié le mardi 08 août 2006 09:36

Derniers préparatifs...

Derniers préparatifs...
Bien que me forçant à être le plus objectif possible, il est plus que normal d'être influencé par ses propres goûts musicaux. Les miens sont assez larges mais exclus néanmoins certains styles (cela ne manquera pas de faire grincer des dents d'ailleurs) : le rap, le hip-hop, la techno, le R'NB, le reggae, le zouk voir le soul (mais cela est plus rare). Désolé donc pour ce gros vide musicale, mais étant loin de comprendre ces genres, je ne permettrais donc pas de les juger. Je me contenterais donc du reste c'est-à-dire principalement : du pop, du rock, du classique, du country, de l'electro, du glam, de la new-wave, de la variété, de l'alternatif, et j'en passe des tas... Mes influences personnelles sont elles aussi assez variées : Indochine, Oasis, Thomas Fersen, Phoenix et encore une fois j'en resterais là, car interdiction de dévoiler le contenu des futur articles. Maintenant que vous connaissez plus le personnage, on peut y aller, enfin...

Ci-contre : Matthew Bellamy (Muse), qui serait, d'après ses fans, mon sosie...
# Posté le mardi 08 août 2006 09:56
Modifié le mardi 08 août 2006 10:15

Biographie #1 OASIS

Biographie #1 OASIS
Le 18 mai 1991 Liam Gallagher (19 ans) remplace le chanteur du groupe mancunien Rain (nommé ainsi d'apres le nom d'une face B des Beatles) qui devient Oasis, deux groupes portant déjà le patronyme Rain (l'un à Liverpool, l'autre à Basingstoke). L'origine de ce nom a fait l'objet de nombreuses explications, et les membres du groupe ont tendance à en trouver une différente à chaque interview. En fait, le nom est apparu en hommage au Swindon Oasis, une salle de concert. Premier apparition live au Boardwalk de Manchester, en première partie de Sweet Jesus. Noel Gallagher (24 ans) est venu admirer son frère, accompagné des Inspiral Carpets avec lequel il traverse la planète en tant que roadie et guitar tech. Le groupe lui offre de devenir manager, il se propose comme guitariste - et demande déjà les pleins pouvoirs. A la répétition hebdomadaire d'Oasis au Boardwalk, Noel dévoile ses propres chansons, dont Live Forever. Le groupe l'embauche avec enthousiasme. Il prend en charge la direction artistique et l'écriture des morceaux.

Après deux années de répétitions et de concerts dans la région de Manchester, Oasis signe sur le label Creation Records grâce au président du label Alan McGee en août 1993. Leurs premières chansons sorties en singles sont Supersonic et Shakermaker au printemps 1994. Les deux entrent au Top 40 aux États-Unis et attirent l'attention du public et de la critique. Oasis devient la nouvelle sensation indie du moment, doublée d'une réputation sulfureuse s'inscrivant dans la tradition rock'n'roll : hotels dévastés, drogues, bagarres diverses... notamment entre les deux frères Liam et Noel, ce qui causera de nombreux problèmes au groupe par la suite. En route vers leur premier concert à l'étranger, prévu à Amsterdam en première partie de The Verve, le groupe (sauf Noel) est impliqué dans une bagarre à bord du ferry. Oasis n'est pas autorisé à débarquer et est renvoyé fissa en Angleterre. Le groupe part en Cornouailles enregistrer son premier album en compagnie de Mark Coyle au studio Sawmills.

Le groupe sort son premier single Supersonic le 11 avril 1994, il se classe à la 31ème place des charts britanniques. La réelle percée survient avec le succès de Live Forever au Royaume-Uni : le titre atteint le Top 10 et reste un an au classement des meilleures ventes. Le premier album sort fin août 1994 : avec 150 000 exemplaires écoulés en trois jours Definitely Maybe devient le premier album le plus vendu de l'histoire musicale britannique et entre directement à la première place des charts.

En septembre 1994 pour leur premier véritable tournée américaine, Noel quitte le groupe à Los Angeles après un show catastrophique (groupe trop souvent défoncé, provocations de Liam...). Il ne supporte plus d'être le seul responsable du destin et des obligations d'Oasis et fuit sans laisser de traces vers San Francisco avec la recette des concerts. Le management londonien s'affole. Mais c'est une fan, qui l'a reconnu dans la rue, qui s'occupe pendant quelques jours d'un Noel au bout du rouleau, l'aidant à reprendre confiance en lui et en l'avenir du groupe. Noel écrit deux nouvelles chansons pendant ce périple solitaire dont le morceau acoustique Talk Tonight. Après quinze jours, il rejoint finalement le groupe pour finir la tournée américaine.

Le single Whatever sort au Royaume-Uni le 16 decembre 1994, les ventes culminent à 350 000 exemplaires. Seul East 17 empêchera Oasis d'obtenir le titre envié de single n°1 de Noël.

En mai 1995 Alan White - batteur d'Idha, une artiste folk signée chez Creation records - également frère de Steve White (batteur de Paul Weller), prend la place de batteur après le départ forçé de Tony McCarroll, suite à une bagarre avec Liam dans un hotel parisien. Première apparition dans l'émission Top of the Pops. Le 8 mai, Oasis investit les studios de Rockfield, au Pays de Galles, en compagnie de son producteur fétiche Owen Morris pour enregistrer son deuxième album. Un soir, Liam déboule avec trente ivrognes rencontrés au hasard des bars locaux du coin. Noel les découvre quelques heures plus tard jouant avec ses guitares à 10 000 livres. Il vire tout le monde, son frère y compris, à coups de batte de cricket puis part passer une semaine de repos à Jersey en compagnie du footballeur Graham Le Saux.

Courant 1995, les médias pimentent l'actualité musicale en entretenant une rivalité fictive entre Oasis et Blur, particulièrement quand ces derniers décident de sortir un nouveau single en même temps qu'Oasis. Les deux groupes se partagent un succès très important au Royaume-Uni, l'affrontement verbal dégenère avec les déclarations de Noel souhaitant voir le chanteur et le bassiste de Blur « crever du sida ». Finalement Country House de Blur se vend à 274 000 exemplaires et devance de peu le Roll With It d'Oasis.

En Octobre 1995, Oasis sort son deuxième album (What's the Story) Morning Glory ?, un succès mondial avec 18 millions de disques vendus. Au Royaume-Uni les exemplaires se vendent aussi rapidement que ceux de l'album Bad de Michael Jackson. On rentre dans l'Oasismania, période faste pour le groupe qui va monopoliser toute l'attention de la presse britannique puis internationale. Le groupe donne deux concerts mémorables à Earl's Court (Londres) en novembre, qui rassemble 40 000 personnes. Du deuxième album d'Oasis seront extraits trois hits: Some Might Say (leur premier single numéro 1 au Royaume-Uni), Wonderwall, et Don't Look Back in Anger début 1996. Les tournées sold out s'enchaînent, le groupe passe en rotation lourde sur MTV et Wonderwall est sur toutes les lèvres. Deux concerts sont donnés devant 80 000 mancuniens à Maine Road, stade du Manchester City Football Club dont les frères Gallagher sont inconditionnels. Dans la foulée, le management annonce des mega concerts pour l'été à Loch Lomond et Knebworth Park, tous complets en moins d'une journée : l'opérateur téléphonique British Telecom estime que 5% de la population britannique a tenté d'obtenir un billet pour ces concerts.

Le groupe atteint donc son apogée avec les deux concerts du 10 et 11 août 1996 à Knebworth Park, qui ont rassemblé en tout 250 000 personnes. John Squire (ex guitariste des Stone Roses) est invité sur Champagne Supernova et la reprise habituelle des Beatles I Am The Walrus, le concert du 11 est retransmis sur BBC Radio 1 et dans presque tous les pays du monde. Deux semaines plus tard, Liam annule sa prestation au prestigieux Royal Albert Hall de Londres pour un MTV Unplugged, prétextant une angine : Noel assure le chant durant tout le concert, les médias commencent à parler de séparation. Début septembre, après un début de tournée américaine chaotique qui voit Liam de nouveau absent, les comptes se règlent à coups de poings dans un hotel de Charlotte : la tournée (comprenant des dates en Europe et en Australie) est annulée, Noel rentre précipitamment au Royaume-Uni sans le reste du groupe qu'il annonce « fini ». On apprend courant octobre qu'ils ont tous décidé de retravailler ensemble en vue d'un nouvel album. Celui ci sera enregistré début 1997 aux studios Air et Abbey Road de Londres.

En août 1997, leur très attendu troisième album, Be Here Now, connaît un important succès (7 millions de copies écoulées dans le monde), mais moindre que les deux précédents. L'accueil des critiques est très favorable. Mais il s'avère que, pour les fans du monde entier, l'album devient facilement lassant, et certains montreront du doigt le dernier né de Noel Gallagher. Les critiques retournent leur chemise, descendent l'album, contrastant avec un groupe toujours aussi sûr de lui. La presse britannique fait d'Oasis sa proie favorite, l'engouement autour du disque retombe comme un soufflet après quelques semaines. La tournée Be Here Now s'achève en mars 1998 sans remous. En novembre sort une compilation de faces B (choisies par les fans via Internet) intitulée The Masterplan.

Puis le groupe disparaît des feux de la rampe pendant presque deux ans. À l'été 1999, pendant l'enregistrement du quatrième album dans le sud de la France, le guitariste Paul Arthurs et lebassiste Paul « Guigsy » McGuigan quittent le groupe. Ils sont remplacés par Andy Bell (du groupe Ride) et Gem Archer (du groupe Heavy Stereo). Oasis fonde son propre label Big Brother Records en raison de la fermeture de Creation. Big Brother, filiale du groupe Sony, édite désormais leurs disques au Royaume-Uni.

L'album Standing On The Shoulder Of Giants sort en 2000, précédé du single Go Let It Out. Malgré des critiques et des ventes décevantes le groupe remplit toujours les salles, mais va une nouvelle fois perdre de son crédit quand Noel abandonne Oasis en mai 2000, excédé par son « singe de frère ». Un guitariste remplaçant, Matt Deighton (qui travailla avec Paul Weller), est embauché pour terminer les dates européennes, dont de nombreux festivals. Noel décide juste d'assurer la tournée des stades britanniques, complète depuis janvier, dont deux concerts au Wembley Stadium de Londres (qui serviront pour le DVD Familiar To Millions). La tournée se termine par deux dates aux festivals de Leeds et Reading, où beaucoup croient assister aux dernières prestations du groupe.

Printemps 2001, le groupe s'engage aux côtés des Black Crowes pour une tournée américaine intitulée Brotherly Love Tour. Seule date européenne de l'année, leur première partie de Neil Young à Paris-Bercy. Le groupe organise une tournée britannique dans des salles moyennes pour fêter ses dix ans, à Manchester, Londres et Glasgow : le Ten Years Of Noise & Confusion Tour.

Les billets pour la tournée anniversaire sont mis en vente le 18 août 2001. Des fans font la queue pendant plus de 48 heures devant les salles. En quinze minutes, les places des six concerts sont épuisées.

En 2002, 'Heathen Chemistry sort dans une ambiance plus sereine : les deux musiciens apparus fin 1999 sont complètement intégrés au groupe et participent à l'écriture, tout comme Liam qui se fend de Songbird. Le succès commercial revient grâce aux singles Stop Crying Your Heart Out et Little By Little. Les concerts s'enchaînent sans problèmes, notamment trois dates aux Finsbury Park de Londres devant 120 000 personnes en juillet. Decembre 2002 à Munich, Liam et le batteur Alan White ainsi que leurs gardes du corps sont impliqués dans une bagarre générale dans le bar de leur hôtel : le chanteur y laisse deux dents et une forte caution pour pouvoir rejoindre le Royaume-Uni libre. Les dates allemandes annulées sont repoussées en mars 2003 et seront les dernières de cette tournée.

En janvier 2004, le batteur Alan White quitte Oasis à la demande des autres membres, il ne s'investissait plus assez dans le travail du groupe. Oasis célèbre le dixième anniversaire de leur premier album Definitely Maybe avec la sortie d'un DVD commémoratif comprenant des videos ainsi que des interviews des anciens membres. Zak Starkey, fils de Ringo Starr(batteur des Beatles) et filleul de Keith Moon (batteur des Who), est pressenti comme nouveau batteur : il assure à la batterie les deux seuls concerts (britanniques) du groupe en 2004, à Poole et au festival de Glastonbury.

Le sixième album intitulé Don't Believe the Truth voit le jour le 30 mai 2005, un premier single nommé Lyla est édité le 16 mai. Album apprécié par la majeure partie de la presse, dates complètes à l'Olympia de Paris et au Madison Square Garden de New York puis tournée complète des stades britanniques (Manchester, Milton Keynes...) : le groupe retrouve une certaine stabilité et un succès critique qui le fuyait depuis quelques années. Deux autres singles sont issus de l'album Don't Believe the Truth: The Importance Of Being Idle et Let There Be Love.
# Posté le mardi 08 août 2006 12:22
Modifié le lundi 16 juillet 2007 07:50

Critique #1 (What's the Story) Morning Glory ? - OASIS

Critique #1 (What's the Story) Morning Glory ? - OASIS
Bien que le 1er album ai été un succès commercial énorme, c'est "(What's the Story) Morning Glory ?" qui assoit indiscutablement la suprématie d'Oasis dans son pays, voir dans le monde entier pendant la période 1995-1996. L'album en lui même est dans le style brit-pop, qui se démarque de la "pop normale" par une instrumentalisation diffèrente. L'utilisation en combiné d'une guitare rythmique et solo, d'une basse et bien souvent d'un piano électrique donne l'effet d'une musique extrèmement "remplie", qui ne laisse que rarement place à un solo nerveux de guitare. L'energie rythmique est incroyable (même sur les morceaux plus lents) et le marriage de la mélodie et des voix doublées des frères Gallagher a un rendu superbe sur l'ensemble de l'album. D'ailleurs ce CD déjout en partie le principal reproche que l'on formule au brit-pop : la répétition des séquences rythmiques et le manque d'originalité des mélodies. Dès la première écoute, et l'extrait de "Wonderwall" qui apparait sur "Hello" on comprend immédiatement qu'il ne faut pas chercher plus loin pour trouver LE tube de cette décénie au Royaume-Uni. Mais le comble du comble, c'est qu'il ne sera jamais premier des ventes, alors que le single suivant "Don't Look Back in Anger" raflera la mise. Ces deux tubes sont vraiment le point d'orgue de l'album, et leur beauté mériterait (conditionnel, nuance...) à elle seule l'achat de l'album. Des voix placées à merveille, aucun reproche du côté instrumental, variation entre titres doux et rock, tout est réellement fait pour faire de cet album un bijoux (tout simplement) de pop. Bien sûr les point négatifs propres au style sont atténués mais pas inexistant, de tant en tant le titre traîne un peu en longeur, et le trop plein de voix et d'instrument pêche un peu contre, mais tout cela est tellement risible par rapport à l'ensemble qu'on ne mériterait même pas de le retenir. Pour finir et faire court, il s'agit d'un album posant les plus parfaits standards du genre. Incontournable...


17/20
# Posté le mardi 08 août 2006 13:28
Modifié le lundi 16 juillet 2007 07:51

Biographie #2 PLACEBO

Biographie #2 PLACEBO
Les tout premiers balbutiements du groupe se font entendre en 1994 à Deptford en Angleterre où Brian Molko et Steve Hewitt se réunissent pour jouer par intermittence dans les pubs et partager leurs infortunes. Brian ayant rencontré Stefan Olsdal, ancien camarade de classe au Luxembourg, il lui propose d'assister à une des représentations et conquis, Stefan s'associe à Brian sous le nom d'Ashtray Heart pour composer tandis que Steve partage son activité entre Ashtray Heart, Breed et les Boo Radleys et n'est donc pas un membre permanent. C'est pourquoi en octobre 1994 Robert Schultzberg, ami d'enfance de Stefan, comble la place vacante et le trio se rebaptise Placebo.

Le groupe enregistre ses premières démos en 1994, et en 1995 gagne sa place sur une compilation après un concours et y présente son "Bruise Pristine". A l'occasion du premier contrat signé chez Hut Recordings, sous label de Virgin, et de la création de son propre label Elevator Music, le groupe enregistre son premier album éponyme avec Brad Wood qui sort le 17 Juillet 1996. L'album connaît un succès d'autant plus rapide que la presse à scandale britannique s'empare des paroles subversives et provocantes ainsi que de la personnalité de Brian Molko qui ne cache pas sa bisexualité. Dans la foulée, Stefan Olsdal déclare, lui, être homosexuel sous la pression médiatique. Sex Drugs & Rock'n'roll, un cocktail efficace qui, associé à un rock incisif et pressant, conquiert le public. Mais les différentes attaques de la presse, le caractère haut en couleur du leader Brian Molko et ses relations difficiles avec Robert Schultzberg poussent ce dernier à quitter le groupe, très vite remplacé par Steve Hewitt qui reprend du service à l'aube de la première tournée le 13 octobre 1996. Steve est plus qu'une bouffée d'air frais, il est la force tranquille.

La composition du groupe restera dès lors inchangée et en 1998 sort l'album Without You I'm Nothing produit par Steve Osborne. Contrairement à son prédécesseur qui faisait la part belle aux provocations et à l'exubérance, Without you I'm nothing met l'accent sur les frasques relationnelles du leader Brian Molko, qui trouve un malin plaisir à explorer les sentiments les plus sombres de l'Homme ainsi que le Spleen et à les exprimer avec brio. Pour la nouvelle tournée qui s'annonce, Bill Lloyd véritable ami et aupparavant ingénieur du son et "tour manager" prend sa guitare et sa basse pour monter sur scène et donner de l'ampleur aux nouvelles compositions. Apparaissant comme un lendemain de fête le second album est l'occasion pour Placebo de réparer les pots cassés et de dévoiler toutes ses qualités musicales et artistiques notamment avec le morceau Pure Morning qui deviendra un énorme succès. "Les plus grandes oeuvres naissent des plus grands maux" cela pourrait bien se vérifier chez Placebo qui prouve tout simplement ici qu'il n'a rien d'un leurre.

En 2000, avec Black Market Music produit par Paul Corkett , le groupe évolue dans un univers différent avec des morceaux comme Special K ou encore Taste in Men. A travers ce troisième opus, Placebo oublie un instant son nombril pour jeter un regard sur la société qui l'entoure et se découvre un goût plus prononcé pour l'électronique et l'expérimentation. Les ventes explosent et le groupe creuse son trou.

En 2003, le groupe revient avec Sleeping With Ghosts produit par Jim Abiss et continue sur la voie de l'éclectronique pour certains titres et renoue avec ses aspirations du début avec des morceaux comme The Bitter End, This picture ou Protège-moi. Ces singles tournent en boucle sur les radios européennes, continent sur lequel Placebo devient l'un des acteurs majeurs de la scène rock et ambiguë avec une augmentation exponentielle de ses ventes et du nombre de ses fans. Afin d'exploiter au mieux les nouveaux aspects de sa musique, Placebo fait appel à Xavior Roide membre du groupe Dexdexter pour le clavier, les effets et les samplers.

L'année 2004 est l'occasion pour le groupe de sortir une collection de singles intitulée Once More with Feeling, accompagnée de deux nouveaux titres, après avoir fait paraître son premier concert en DVD dans le courant de 2003.

Le cinquième album, Meds, annoncé comme un réel retour aux sources, se veut ce coup-ci plus accessible et universel. Sorti le 13 mars 2006, il est produit par Dimitri Tikovoi avec qui le groupe avait déjà enregistré différentes "faces B" et qui a produit Trash Palace, album sur lequel Brian Molko était apparu. Fini la provocation et les "gimmicky", la drogue et le sexe : changement d'orientation ou de stratégie donc, le groupe veut faire oublier son image de "travestis". A la surprise générale Xavior Roide quitte le groupe et est remplacé par Alex Lee musicien notamment de Suede en apportant ses qualités de guitariste.

2005 et 2006 ont été des années très riches en collaborations puisque Brian a pu apparaître aux côtés de Jane Birkin, Timo Maas et Indochine et que Stefan a apporté son soutien à un certain nombre de groupes Suédois. Placebo a également participé à une compilation en souvenir de Serge Gainsbourg.
# Posté le samedi 12 août 2006 09:06